Remplacer un va-et-vient filaire classique par un système Yokis radio en rénovation supprime la contrainte la plus chronophage du chantier : le passage de navettes entre deux points de commande. Le câblage d’un va-et-vient traditionnel exige une gaine navette dédiée entre les interrupteurs, souvent noyée dans des cloisons en plâtre ou en pierre qu’on ne veut pas ouvrir.
Les micromodules Yokis contournent ce problème en remplaçant la liaison filaire par une communication radio entre un émetteur mural et un récepteur logé derrière l’appareillage ou dans le tableau.
Kit POWER ou kit Zigbee UP : le choix qui conditionne le temps de pose
Avant de commander quoi que ce soit, la première question à trancher concerne le type de kit. La gamme Yokis propose deux familles distinctes pour le va-et-vient radio, et leur temps de mise en service diffère nettement.
Le kit POWER convient aux chantiers rapides sans écran. Il se destine au remplacement pur d’un va-et-vient filaire, sans ambition domotique. On câble le récepteur (un MTR2000ERP, par exemple) côté luminaire, on fixe un ou deux émetteurs muraux (E2BPP) aux points de commande, on appaire, et c’est terminé. Pas de box, pas d’application, pas de scénarios.
Le kit Zigbee UP, en revanche, s’adresse aux logements déjà équipés d’une box domotique compatible. Il ouvre la porte aux scénarios, aux télécommandes multicanaux et au pilotage à distance. La contrepartie est une mise en service plus longue : intégration au réseau Zigbee, paramétrage via l’application, tests de portée du maillage.
Pour un artisan qui intervient en rénovation locative ou en remplacement simple, le kit POWER fait gagner un temps considérable par rapport au Zigbee UP. Réserver le Zigbee aux projets où le client demande explicitement une centralisation ou un pilotage distant.

Câblage du récepteur Yokis en rénovation : ce qui change par rapport au filaire
Le récepteur radio (micromodule télérupteur ou variateur) se loge soit dans la boîte d’encastrement de l’interrupteur existant, soit dans le tableau électrique. En rénovation, le choix dépend de la place disponible et de l’accessibilité.
Pose en boîte d’encastrement
C’est la configuration la plus courante en remplacement d’un va-et-vient. On supprime la navette, on conserve le fil de phase et le retour lampe existants, et le micromodule se raccorde directement. L’émetteur mural radio remplace le second interrupteur, celui qu’on ne veut pas recâbler.
- Vérifier la profondeur de la boîte d’encastrement : les micromodules Yokis nécessitent une boîte suffisamment profonde pour loger le module derrière le mécanisme
- Identifier la phase et le retour lampe avant de déconnecter l’ancien va-et-vient, car la suppression des navettes modifie le repérage habituel des conducteurs
- Fixer l’émetteur mural (E2BPP) à l’emplacement du second interrupteur, avec ou sans boîte, puisqu’il fonctionne sur pile et ne nécessite aucun raccordement au secteur
Pose au tableau électrique
Quand la boîte d’encastrement est trop étroite ou inaccessible, le récepteur peut se monter sur rail DIN dans le tableau. Le câblage est alors identique à celui d’un télérupteur modulaire classique : phase, neutre, retour lampe. La différence est que la commande arrive par radio et non par un bouton-poussoir filaire.
Appairage émetteur-récepteur Yokis : la manipulation que personne ne détaille
L’appairage est l’étape la plus rapide du chantier, mais aussi celle qui génère le plus d’appels en SAV quand elle est mal comprise. La procédure standard consiste à envoyer cinq impulsions rapides sur l’émetteur, puis à appuyer sur le bouton « connect » du récepteur dans un délai de quelques secondes.
Un point rarement documenté dans les tutoriels d’installation initiale : l’appairage peut se perdre après une coupure prolongée au tableau. Sur un chantier de rénovation, les mises hors tension de plusieurs heures sont fréquentes (intervention sur d’autres circuits, remplacement du tableau). Au moment de remettre sous tension, la commande radio ne répond plus.
Le réflexe est de soupçonner un problème de câblage. Dans la majorité des cas, il suffit de relancer la séquence de ré-association (cinq impulsions puis bouton « connect ») sans toucher aux fils. Cette manipulation prend moins d’une minute, mais l’ignorer peut coûter une heure de diagnostic inutile.

Yokis va-et-vient pour location et Airbnb : un cas d’usage en croissance
Les gestionnaires de locations meublées constituent une part croissante de la demande pour les kits Yokis radio. Le scénario type : un appartement ancien avec un va-et-vient défaillant ou un point de commande mal placé par rapport à l’agencement du mobilier.
Avec un émetteur mural sur pile, on peut repositionner un point de commande sans ouvrir le moindre mur ni tirer un câble. L’émetteur se colle ou se visse à l’endroit le plus logique pour le locataire, indépendamment de l’emplacement de la boîte d’encastrement existante. Pour un studio en Airbnb où la rotation des occupants rend la signalétique lumineuse stratégique, cela règle un irritant récurrent.
Le micromodule radio offre aussi une forme de réversibilité. Si le propriétaire revend le bien ou souhaite revenir à un va-et-vient filaire classique, le câblage d’origine peut être rétabli puisqu’on n’a coupé aucune navette dans la cloison (elle est simplement déconnectée, pas supprimée).
Erreurs fréquentes sur chantier avec les micromodules radio Yokis
Quelques pièges reviennent régulièrement dans les retours d’artisans :
- Confondre le MTR2000ERP (récepteur pour éclairage) avec un module volet roulant : les références Yokis couvrent l’éclairage, les volets roulants et le chauffage, et un mauvais choix de module retarde le chantier d’une commande supplémentaire
- Oublier de désappairer l’ancien émetteur avant d’en associer un nouveau : le récepteur peut mémoriser plusieurs émetteurs, ce qui crée des commandes parasites si un ancien émetteur reste actif dans le périmètre radio
- Sous-estimer la portée radio dans les bâtiments anciens à murs épais : la communication entre émetteur et récepteur traverse bien les cloisons en placo, mais les murs en pierre de forte épaisseur peuvent réduire significativement la portée et imposer un positionnement du récepteur au tableau plutôt qu’en boîte d’encastrement
Le système radio Yokis reste l’une des solutions les plus directes pour supprimer un va-et-vient filaire en rénovation sans saignée ni reprise de maçonnerie. Le gain de temps réel se joue moins sur la pose elle-même, généralement rapide, que sur le choix du bon kit en amont et la maîtrise de la procédure d’appairage. Un artisan qui intègre la séquence de ré-association dans ses réflexes de fin de chantier évite la majorité des rappels clients.

